“En 2025, en Corse, la fécondité se situe à son plus bas niveau depuis 1975. L’indicateur conjoncturel de fécondité (ICF) s’établit à 1,12 enfant par femme. Ce niveau, ne permet pas d’assurer le remplacement des générations sur l’île” indique l’INSEE dans sa dernière publication .
La Corse, “à l’image des autres pays du bassin méditerranéen, s’inscrit ainsi dans une tendance de faible natalité. Depuis 1996, la fécondité en Corse est la plus faible de France, avec une différence marquée par rapport à la moyenne nationale qui s’élève à 1,56 enfant par femme en 2025” precise l’Institut de la statistique.
De plus, depuis 2011, le nombre de naissances diminue continûment (-2,2 % par an en moyenne). En 2025, la baisse s’accentue nettement (-7,1 %).
Ce recul est près de trois fois plus marqué qu’au niveau national (-2,4 % par rapport à 2024).
Il faut également noter, que depuis 2013, le solde naturel de la région est négatif. En 2025, il est de moins 1 200 personnes soit le plus bas niveau enregistré ces cinquante dernières années. Ce déclin résulte à la fois d’une baisse de 21 % des naissances et d’une augmentation de 15 % des décès entre 2013 et 2025.
Pourtant, la population recensée en Corse est en forte croissance.
Ainsi, entre 2016 et 2026,l'accroissement est de l’ordre de 35 200 habitants, soit l'équivalent des deux tiers de la communauté d’agglomération de Bastia. La population régionale croît de +1,0 % par an, un rythme nettement plus rapide que celui du niveau national (+0,4 %). Cette augmentation repose exclusivement sur un solde migratoire excédentaire. Ce solde s’établit à +3 900 personnes par an sur la période.
Explications de Arnaud Huyssen, chef de division à l’INSEE