Au bout de deux jours de discussions, le calendrier du projet de loi constitutionnel devant diriger la Corse vers une autonomie semble devoir être désormais plus clair.
En effet, après avoir rencontré les présidents de l’Assemblée Nationale et du Sénat, le ministre aux Relations avec le Parlement, et le premier Ministre Sébastien Lecornu, le président de l’Exécutif de Corse jusqu’à mardi prochain, Gilles Simeoni, affirme avoir obtenu des assurances.
Selon lui, toutes les parties se sont accordées autour d’une inversion de la navette parlementaire que va emprunter le texte. Alors que l’usage, sur des révisions touchant les territoires, veut que le Sénat examine le texte avant l’Assemblée Nationale, ce sera finalement l’inverse qui aura lieu, avec un examen du texte en commission fin mai, suivi de sa présentation en séance publique et du débat habituel dans l’hémicycle début juin.
Le Sénat, quant à lui, via son président Gérard Larcher, s'est engagé à inscrire le texte en priorité des toutes premières sessions du Sénat renouvelé, fin septembre.
De quoi rassurer, selon Gilles Simeoni, sur la probabilité de voir le texte soumis au Congrès en fin d'année. Mais avant toute chose, il faudra travailler au corps des parlementaires pour certains réticents à ce projet de loi.
On écoute Gilles Simeoni.